Notes d'allocution de l'honorable Steven Fletcher, ministre d'état (Transports) – Allocution prononcée lors de la réunion des ministres des transports de l'APEC de 2011, « Intégrer l'innovation au domaine des transports »


San Francisco, Californie
le 14 septembre 2011

Je voudrais surtout aborder aujourd'hui la question des politiques relatives à l'innovation dans le domaine des transports, et vous parler de l'expérience du Canada pour vous démontrer ce qui peut être fait quand des intervenants clés travaillent ensemble à l'établissement de démarches stratégiques visant à améliorer la connectivité des chaînes d'approvisionnement.

Au cours des 25 dernières années, le Canada a cédé la plupart de ses infrastructures fédérales de transport, y compris ses ports, ses aéroports et ses chemins de fer, et il en a privatisé l'exploitation. Cela s'est traduit par un meilleur rendement et par des services de transport plus étendus que par le passé.

Le Canada a reconnu que pour réussir dans un monde où les règles du jeu du commerce international changent rapidement, nous devons faire face aux contraintes grandissantes sur les infrastructures de la côte Ouest en matière de capacité. Nous devons aussi encourager l'intégration des différents modes de transport, et améliorer l'efficacité des principaux réseaux de transport qui soutiennent le commerce international du Canada.

Nous avons par ailleurs reconnu que la croissance économique de la région de l'Asie-Pacifique a généré d'énormes débouchés qui ont contribué à notre prospérité économique.

En 2006, le Canada a lancé l'Initiative de la Porte et du Corridor de l'Asie-Pacifique, un ensemble intégré d'investissements et de politiques axées sur le commerce avec la région de l'Asie-Pacifique. Nous avons ainsi mobilisé diverses parties, divers intérêts et divers intervenants dans le but de poursuivre une vision commune : l'établissement de la Porte et du Corridor de l'Asie-Pacifique en tant que réseau de transport le plus efficace qui soit pour appuyer les chaînes d'approvisionnement mondiales entre l'Amérique du Nord et l'Asie.

Comme vous l'avez sans doute constaté dans vos propres économies, la demande d'effectuer des améliorations dans le secteur des transports est beaucoup plus forte que les ressources financières dont disposent nos gouvernements à ce chapitre. C'est pourquoi il est essentiel d'établir une collaboration solide entre les secteurs public et privé afin de nous assurer que nos investissements sont judicieux.

L'Initiative de la Porte et du Corridor de l'Asie-Pacifique nous a aidés d'abord et avant tout à déterminer les investissements stratégiques qui généreraient le meilleur rendement global.

La force des partenariats entre les secteurs public et privé nous a permis d'en obtenir plus pour notre argent. Nous avons le même but, celui de faire de la Porte et du Corridor de l'Asie-Pacifique le réseau de transport le plus efficace qui soit pour faciliter le commerce et les investissements entre le Canada et l'Asie. Les investissements du secteur public du Canada ont réussi à générer des engagements financiers de la part d'autres intervenants. Nos efforts vont tous dans la même direction.

La Porte et le Corridor de l'Asie-Pacifique appuient également un milieu des affaires concurrentiel en appuyant des modifications politiques et réglementaires, et en investissant dans l'innovation et la recherche.

Nous avons établi des liens ici et à l'étranger et avons entrepris diverses activités de communication pour attirer plus de commerce vers la Porte et le Corridor de l'Asie-Pacifique.

Nos efforts portent fruit et nous en constatons les résultats.

Les échanges bilatéraux du Canada avec les économies de l'APEC représentaient en effet 654 milliards de dollars en 2010.

Qu'avons-nous appris de tout cela?

Que pour optimiser la connectivité de la chaîne d'approvisionnement, l'infrastructure est importante mais qu'elle ne suffit pas.

Que les démarches innovatrices comme la simplification de la gouvernance et que les structures en matière de politiques et de réglementation sont essentielles.

Et que nos devons être capables de mesurer objectivement l'efficacité de notre chaîne d'approvisionnement et de nos systèmes de logistique pour pouvoir en tirer des profits durables.

Plusieurs économies ont entrepris des activités dans le but d'améliorer la performance de la chaîne d'approvisionnement ou pensent en entreprendre.

Au Canada, nous pilotons de nouvelles démarches pour mesurer la connectivité de la chaîne d'approvisionnement en obtenant des données de plusieurs intervenants, comme les expéditeurs, les administrations portuaires, les compagnies de chemin de fer et les entreprises de camionnage. Et nous travaillons ensemble à déterminer les domaines où des améliorations peuvent être apportées.

Le 18 septembre, le gouvernement du Canada dirigera un atelier de l'APEC sur la connectivité, plus précisément sur la mesure de la performance des chaînes d'approvisionnement, ici, à San Francisco. Cet atelier donnera aux experts l'occasion de parler de leur expérience et de dresser un plan d'action pour l'avenir, lequel pourra être adapté aux besoins de chaque économie de l'APEC.

Je suis convaincu qu'en travaillant ensemble, nous pouvons optimiser nos chaînes d'approvisionnement nationales et régionales et atteindre l'objectif de l'APEC d'améliorer de dix pour cent la performance de la chaîne d'approvisionnement d'ici 2015.

Merci.