Notes d'allocution de l'honorable Chuck Strahl ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités à la Chambre de commerce maritime à l'occasion du dîner du marine club
Toronto, Ontario
le 20 janvier 2011
Bonjour,
Je souhaite remercier la Chambre de commerce maritime de l’invitation qu’elle m’a lancée à assister à ce dîner.
J’ai le plaisir de saisir cette occasion de m’adresser à vous.
J’aimerais féliciter le vice président Stephen Brooks et le personnel de la Chambre qui ont organisé cette rencontre.
Je tiens également à reconnaître le travail extraordinaire que la Chambre a accompli dans le cadre de nombreuses questions maritimes qui concernent le gouvernement du Canada. Une collaboration étroite entre les membres de votre industrie et mon ministère a porté fruit dans de nombreux secteurs.
Je serai bref, mais je souhaite néanmoins traiter quatre points clés :
- l’annulation du droit de 25 % sur l’importation de bâtiments de marchandises diverses et de navires citernes;
- les investissements dans plusieurs projets portuaires importants dans le cadre du Plan d’action économique;
- des partenariats destinés à garantir une approche harmonisée en matière de règlements environnementaux;
- une collaboration internationale dans de nombreux secteurs importants.
Lorsque le ministre Flaherty a annoncé l’annulation du droit sur les bâtiments importés en octobre dernier, il a souligné que cette décision permettrait aux propriétaires de navire d’économiser 25 millions de dollars par année.
Les bâtiments vieillissants dans l’ensemble du pays peuvent dorénavant être remplacés plus facilement par des navires plus écologiques, sûrs et efficaces. Le fait que les compagnies puissent continuer de battre pavillon canadien et d’accroître le nombre de leurs bâtiments est également important.
Cette annulation du droit permettra à votre industrie, ainsi qu’à celles que vous desservez, de devenir plus compétitive et de continuer à contribuer de façon importante à notre économie.
Le Plan d’action économique du Canada a permis de répondre à la crise économique en investissant les fonds nécessaires pour stimuler l’économie et créer des emplois dans tout le pays.
Dans le cadre du Plan, nous avons investi dans des projets ciblés dans plusieurs ports canadiens grâce au Fonds de stimulation de l’infrastructure, par exemple à Belledune, au Nouveau Brunswick, ainsi qu’à Montréal et à Vancouver.
Nous avons investi 104 millions de dollars dans les installations maritimes du pays. Ces investissements permettent d’accroître votre compétitivité et contribuent à la santé générale de l’économie canadienne.
Nous sommes une nation commerçante et nous devons nous assurer que des systèmes et une technologie de pointe sont en place afin de conserver nos avantages compétitifs dans l’industrie maritime.
Depuis son lancement en 2009, le Plan d’action économique a aidé à créer plus de 460 000 nouveaux emplois depuis juillet 2009. Il s’est révélé indispensable pour sortir le Canada de la crise économique mondiale plus rapidement et en meilleure posture que la plupart des autres pays industrialisés.
Nous pouvons tous être fiers de ces réalisations. Cette lancée doit se poursuivre à l’avenir. C’est la raison pour laquelle l’économie demeure la priorité de notre gouvernement.
Récemment, j’ai commencé à tenir une série de consultations prébudgétaires qui prennent la forme de tables rondes auprès d’intervenants de premier plan du milieu des transports à l’échelle du pays. Ces consultations visent à discuter de différentes manières de créer des emplois et de poursuivre la croissance économique.
La semaine dernière, j’ai participé à une réunion à Vancouver avec les représentants d’installations portuaires, des utilisateurs et d’autres intervenants clés de la chaîne d’approvisionnement de l’Ouest. Tous ces intervenants jouent un rôle essentiel dans l’expansion de l’initiative de la Porte de l’Asie Pacifique, qui permet d’offrir des milliers d’emplois et de rapporter dans le secteur du commerce des milliards de dollars au Canada.
Ces discussions sous forme de table ronde sont également axées sur l’amorce de la prochaine étape du Plan d’action économique du Canada. Nous examinons des façons d’accroître notre compétitivité économique et d’améliorer notre infrastructure de transport, ce qui constitue la clé de la croissance et de la prospérité.
J’ai tenu une table ronde à Victoria la semaine dernière, où l’on m’a parlé de la nécessité de planifier à long terme afin que les entreprises et les municipalités sachent ce qui les attend lorsqu’elles prennent des décisions importantes.
Les consultations visent à rappeler l’importance des partenariats et de la collaboration. J’apprécie le partenariat qui s’est établi au fil des années entre la Chambre et le gouvernement fédéral, et je compte sur votre leadership continu afin de nous aider à rendre le transport maritime au Canada plus écologique.
En ce qui concerne l’eau de ballast, par exemple, nous travaillons ensemble en vue de réduire le risque d’envahissement d’espèces, car nous souhaitons respecter nos obligations internationales et garantir la viabilité à long terme des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint Laurent.
En ce qui a trait à l’eau de ballast, nous pouvons néanmoins constater les conséquences de l’absence de partenariats et de la non-conformité aux normes internationales. Nous partageons vos inquiétudes en ce qui concerne les exigences de l’État de New York liées à l’eau de ballast, lesquelles pourraient arrêter la circulation dans la Voie maritime. De telles exigences pourraient compromettre gravement les économies des deux pays sans offrir un avantage environnemental précis.
Notre gouvernement continuera de se battre afin d’obtenir des prorogations et de régler en définitive ce problème. Cette semaine, le membre qui représente St. Catharines était à Albany afin de soulever cette question, et j’en ferai de même auprès du nouveau gouverneur.
Votre expertise et votre appui sont toujours appréciés alors que nous travaillons à l’adoption d’une approche plus coopérative en Amérique du Nord et à l’échelle internationale.
Nous avons ratifié un certain nombre de conventions internationales qui permettent de renforcer la protection environnementale.
En mars dernier, le Canada a endossé trois annexes de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires, qui est connue sous le nom de MARPOL.
Avec l’aide des États Unis et de la France, nous créons une zone de surveillance des émissions dans les eaux de l’Atlantique Nord qui relève de notre compétence.
Grâce à votre aide, ces nouvelles mesures devraient réduire les émissions d’azote et de dioxyde de soufre ainsi que les émissions de particules fines provenant des gaz d’échappement.
L’harmonisation internationale permet de créer des chances égales pour vous et vos compétiteurs internationaux afin que les entités responsables d’opérations écologiques ne soient pas désavantagées.
En 2010, le Canada s’est également joint au Protocole portant création d’un fonds complémentaire et à la Convention sur les hydrocarbures de soute afin de s’assurer que les pollueurs paient pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures.
Le partenariat solide établi entre Transports Canada et votre industrie est essentiel afin de garantir que nous sommes bien placés pour faire face aux défis en pleine évolution du marché mondial.
Votre organisation est un partenaire important qui contribue à veiller à ce que l’industrie maritime commerciale du Canada puisse relever les défis en pleine évolution du marché mondial.
Les efforts que vous avez déployés, et que vous continuerez à fournir, sont essentiels au succès économique du Canada.
Merci.
- Date de modification :
- 2011-09-26