Notes d'allocution de l'honorable Chuck Strahl, ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, lors de la conférence de l'automne et du banquet Silver Wings du British Columbia Aviation Council
RICHMOND, COLOMBIE-BRITANNIQUE
le 3 novembre 2010
L’allocution définitive fait foi
Bonjour.
Même s’il m’est impossible d’être présent en personne, c’est un grand plaisir d’être parmi vous grâce aux merveilles de la technologie.
J’aimerais offrir certaines remarques sur l’aviation au Canada et en Colombie-Britannique de nos jours afin de planter le décor alors que vous explorez l’avenir de l’industrie du transport aérien de la Colombie-Britannique.
Premièrement, j’aimerais dire que le gouvernement du Canada apprécie les contributions importantes du BC Aviation Council à la sécurité, à la croissance et aux progrès de l’industrie du transport aérien en Colombie-Britannique.
Vos efforts de développement d’un espace aérien diversifié et du secteur du transport aérien de la Colombie-Britannique aident l’économie canadienne et donnent un excellent exemple qui est remarqué et ressenti dans l’ensemble du pays.
De même, le succès des politiques, des initiatives et des programmes fédéraux en Colombie-Britannique donne l’exemple et contribue au développement économique du pays.
Depuis que j’assume la responsabilité du portefeuille des transports, j’ai commencé à observer que l’aviation civile fait face à de nombreux enjeux nouveaux et diversifiés.
La pire crise économique de l’histoire récente a ruiné la rentabilité du secteur de l’aéronautique, la menace terroriste se fait toujours sentir et la participation de l’aviation internationale à la lutte contre les changements climatiques suscite de vives attentes.
J’aimerais mettre en avant quelques moyens que nous contemplons pour relever ces défis à l’avenir.
Porte de l’Asie-Pacifique/Ciel bleu
Tout d’abord, nous savons que l’innovation et les nouvelles technologies peuvent s’appliquer à des méthodes nouvelles et améliorées de transiger des affaires.
Nous concentrons donc nos efforts sur la Porte de l’Asie-Pacifique.
Cette porte concerne le positionnement du Canada comme un corridor commercial entre la région florissante de l’Asie-Pacifique et le reste de l’Amérique du Nord. La question est de s’assurer que le Canada — pays qui dépend du commerce — continue à être un intervenant sur la scène la plus importante et la plus riche du commerce international.
Notre gouvernement et nos partenaires ont affecté plus de 3,5 milliards de dollars à des projets d’infrastructure de portes d’entrée et de corridors dans l’Ouest canadien. Nos investissements préparent le Canada à sortir du ralentissement plus solide et plus concurrentiel.
Mais ce n’est pas le moment de ne rien faire.
C’est le moment d’aller de l’avant.
Au cours des quatre prochaines années, nous devons continuer à collaborer afin de saisir toutes les occasions pour faire en sorte que l’industrie reste concurrentielle, par exemple en misant sur le travail acharné et les investissements de nos anciens travaux pour amener l’Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique au niveau supérieur.
Cela signifie que nous ne devons pas nous concentrer uniquement sur des projets concrets, les briques et le mortier, mais sur des questions telles que la structure de gouvernance et le contexte réglementaire approprié.
Cela veut dire que nous devons collaborer afin d’intégrer les politiques des divers territoires de compétence et nous assurer que tous les intervenants unissent leurs efforts en ayant en vue un objectif commun.
L’industrie du transport aérien a un rôle décisif à jouer.
C’est pour cette raison que nous investissons dans des programmes tels que le Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires — qui verse des fonds pour les investissements liés à la sécurité. Nous investissons 29 millions de dollars rien qu’en Colombie-Britannique en vertu de ce programme.
C’est également pour cette raison que notre coopération va de la collaboration avec l’industrie du transport aérien à la croissance du commerce et à une meilleure compétitivité.
Après tout, un secteur du transport aérien sain et prospère contribue à une économie canadienne saine et prospère. Nous voulons miser sur les avantages qui ont résulté de notre travail acharné au cours de ces dernières années.
Et cela signifie que nous devons continuer sur notre lancée avec la politique de transport aérien international Ciel bleu du Canada.
Depuis que notre gouvernement a introduit cette politique en 2006, notre but a toujours été d’ouvrir l’espace aérien autant que possible tout en préservant les intérêts nationaux canadiens.
Je suis ravi de vous informer qu’à ce jour, nous avons réussi à négocier des accords nouveaux et élargis de transport aérien régulier international avec 50 pays qui représentent collectivement plus de 85 pour cent du trafic international global de voyageurs du Canada.
Nous envisageons d’accomplir encore plus à l’avenir. Nous continuerons de mettre l’accent sur les perspectives commerciales et touristiques que présente la région de l’Asie-Pacifique et nous poursuivrons des accords élargis avec le Japon, la Chine et la Corée du Sud.
J’ai visité la Chine récemment et je peux vous assurer que ce pays est vivement intéressé par un élargissement ultérieur de nos excellentes relations aériennes bilatérales maintenant que l’économie mondiale se redresse.
Et le Canada est satisfait des développements actuels tels que le Programme de transit sans visa et la délivrance du Statut de destination approuvée.
Nous attendons avec impatience d’accueillir nos amis chinois afin de resserrer nos relations de personne à personne et de leur montrer que la Colombie-Britannique et le Canada font partie des meilleurs lieux à découvrir, où investir et où innover dans le monde entier.
Tous ces programmes, politiques et investissements fructueux gardent non seulement nos portes ouvertes aux personnes et aux marchandises, mais ils fournissent également de nouvelles possibilités de croissance pour les entreprises de transport aérien, les aéroports, le secteur du tourisme et l’économie du Canada.
Sécurité
L’attrait et l’adaptation à cette croissance ne doivent pas se faire aux dépens de la sécurité.
La sécurité aérienne est et sera toujours la priorité absolue. L’aviation civile n’a jamais été plus sécuritaire et nous nous efforcerons inlassablement de faire encore mieux à l’avenir.
Cela signifie faire progresser les systèmes de gestion de la sécurité (SGS).
Nous maintiendrons notre engagement vis-à-vis de l’industrie du transport aérien de collaborer avec eux eu égard à la mise en œuvre des SGS.
Nous avons déjà beaucoup accompli ensemble. En fait, l’aéroport international de Vancouver fait partie des plus grands aéroports canadiens qui en sont aux phases de mise en œuvre avancées et où la formation sur de nouvelles habiletés pour faire face aux exigences des SGS est en cours.
Les systèmes de gestion de la sécurité ne sont qu’un des outils que nous utilisons pour améliorer la sécurité aérienne et ils vont de pair avec un régime d’inspection rigoureux.
C’est pour cette raison, qu’en plus des inspections permanentes, nous sommes impliqués dans le développement de systèmes de gestion des risques liés à la fatigue et d’un programme national de sécurité.
Si nos efforts de coopération antérieurs en sont une indication, je suis confiant que nos futurs travaux n’auront pas moins de succès.
Je songe notamment aux récents progrès et améliorations de la sécurité des hydravions, de l’entretien et l’exploitation des aéronefs aux séances de breffage et d’évacuation des passagers.
Transports Canada organise des ateliers sur la sécurité des hydravions partout au pays et je me joins à vous tous pour féliciter Saltspring Air, qui a participé au dernier atelier en Colombie-Britannique, pour ses efforts fructueux.
Notre gouvernement croit fermement en la sécurité de notre système d’aviation civile et en leurs exploitants.
Ce fut notre toute première priorité dans le passé, c’est toujours notre première priorité et c’est sur quoi nous concentrerons nos efforts à l’avenir.
Sûreté
La sécurité et la sûreté vont de pair et nous sommes déterminés à faire en sorte que les systèmes d’aviation civile demeurent sécuritaires et sûrs.
Un système sûr est un système fiable, indispensable pour les passagers aériens et pour la santé économique de notre nation.
Même si notre système est sûr, nous devons continuer à faire preuve de vigilance.
C’est pour cette raison que nous revitalisons notre régime de réglementation afin de rendre nos règles plus souples et de les axer sur le rendement.
Plus tôt cette année, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il a affecté 1,5 milliard de dollars sur cinq ans à l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) et à Transports Canada, pour maintenir un réseau de transport aérien sûr qui soit mieux aligné sur les exigences internationales en matière de sûreté.
Nous entamons également une revue exhaustive des dépenses, de l’efficience et de la structure de l’ACSTA.
Nous concentrons nos efforts également sur le programme de sûreté du fret aérien appuyé par notre gouvernement grâce à un financement proche de 96 millions de dollars sur cinq ans.
Et nous voyons déjà des résultats.
En Colombie-Britannique, les nouvelles initiatives de sûreté aérienne ont résulté dans l’installation de scanners corporels à l’aéroport international de Vancouver et aux aéroports de Kelowna et de Victoria.
Notre objectif est clair et notre travail n’a jamais été aussi important. Nous continuerons à collaborer avec l’industrie pour garantir que le système d’aviation demeure sécuritaire et sûr.
Environnement
Dans le cadre de mes discussions sur nos futurs travaux ensemble, je veux également traiter de notre travail dans le domaine de l’environnement. Ce travail va de pair avec nos efforts économiques.
Après tout, dans les affaires, rien ne vaut mieux que l’efficience. Utiliser moins de carburant, utiliser des carburants plus propres, tout cela augmente le bénéfice net.Conclusion
Mesdames et Messieurs, dans chacun de ces secteurs où le transport aérien joue un rôle important — le commerce, la sécurité, la sûreté, l’environnement — nous faisons face à de nombreux enjeux, mais nous prenons des mesures et nous progressons.
Bien que si le gouvernement du Canada est fier de prendre les devants, ce n’est que grâce au partenariat avec l’industrie du transport aérien que nous satisferons aux buts que je viens de mentionner.
Ensemble, nous continuerons à mettre en place un système d’aviation civile qui soit sécuritaire, sûr et respectueux de l’environnement, un système d’aviation qui réunit les gens, élargit le commerce et aide à faire prospérer les économies nationale et internationale.
Nous avons beaucoup accompli ensemble, mais comme vous l’avez entendu, nous avons encore beaucoup de travail devant nous. Cette conférence constitue une étape importante de ce processus.
Merci.
- Date de modification :
- 2011-09-26